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Pour les hommes vivant il y a cinq cents ans, imagine-t-on ce que pouvait représenter la mer, ce monde sans repères, cet abîme ?
Incompréhension, méfiance, inquiétude. Les peurs ancestrales, souvent héritées de l'Antiquité connaissent de profondes mutations à la Renaissance en raison notamment de l'expansion maritime et coloniale.
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« Il est dur de mourir au milieu des flots. Va, crois-moi, médite sur tout cela en ton coeur, ainsi que je t’y engage. Ne mets pas ton bien au fond d’un vaisseau creux ; laisse à la terre la plus forte part et n’embarque que la moindre. Il est dur de rencontrer un désastre au milieu des flots de la mer. » C’est ainsi qu’en bon terrien le poète grec Hésiode conseille au VIIe siècle avant notre ère d’éviter les opérations maritimes. La méfiance et la peur sont solidement ancrées dans un riche héritage de croyances et de traditions remontant à la plus haute Antiquité…
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- « La Mer, terreurs et fascination » d’Alain Corbin et Hélène Richard (Bibliothèque National de France / Seuil)
- « Le petit dictionnaire des superstitions de marins, croyances, présages et autres curiosités » de Béatrice Bottet (Mosée)
- Imagi-Mer (Ketos - Anthropologie maritime)
- Tragédies de la mer - Les mythes et l'histoire / François Bellec (Edition du Félin - Philippe Leband)
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